TotalEnergies explore la Syrie comme route pour le pétrole irakien
TotalEnergies explore la Syrie comme route pour le pétrole irakien Une déclaration stratégique sur le transit pétrolier En juillet 2026, lors de sa visite à Damas, Patrick Pouyanné, PDG de...
TotalEnergies explore la Syrie comme route pour le pétrole irakien
Une déclaration stratégique sur le transit pétrolier
En juillet 2026, lors de sa visite à Damas, Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a évoqué le potentiel de la Syrie en tant que corridor de transit pour le pétrole irakien vers la Méditerranée. Cette déclaration, faite en présence du président français Emmanuel Macron, souligne une volonté d’explorer des alternatives viables au détroit d’Ormuz, récemment perturbé par des tensions géopolitiques. Pouyanné a indiqué que la fermeture temporaire du détroit, due à la guerre américano-israélienne contre l’Iran, accélérait la nécessité pour les acteurs du secteur pétrolier de diversifier leurs routes d’approvisionnement.
Le sommaire
Accords et projets d’exploration en Syrie
TotalEnergies, en collaboration avec QatarEnergy et ConocoPhillips, a signé en mai 2026 un Memorandum of Understanding avec la Syrian Petroleum Company pour explorer le bloc offshore 3 en Méditerranée. Cet accord, qui amorce une évaluation technique des ressources pétrolières dans cette zone, s’inscrit dans un contexte où le potentiel de l’offshore syrien reste largement inexploré comparé à d’autres régions méditerranéennes. La rencontre entre Pouyanné et les autorités syriennes vise à discuter de la mise en œuvre d’un contrat d’exploration, bien qu’il soit précisé qu’aucun projet opérationnel supplémentaire n’est prévu à ce stade. L’exploration offshore pourrait offrir une opportunité d’identifier des réserves pétrolières, un enjeu essentiel pour TotalEnergies dans la conjoncture actuelle.
Flux pétroliers entre l’Irak et la Syrie
Depuis avril 2026, l’Irak a commencé à transporter du pétrole par camions à travers la Syrie pour sa réexportation, en réponse à la fermeture du détroit d’Ormuz. Bagdad et Damas ont entamé des discussions visant à mettre en place des mécanismes pour assurer le transit des approvisionnements énergétiques. De plus, la réhabilitation de l’oléoduc reliant l’Irak à la Syrie, inactif depuis plusieurs décennies, est envisagée. Cela pourrait permettre d’intensifier le transport de brut vers des terminaux méditerranéens. Cependant, il est important de noter que les capacités actuelles, notamment concernant le transport routier et l’oléoduc, demeurent encore très limitées, rendant toute estimation de volume complexe.
Tensions et perspectives
La fermeture tempora du détroit d’Ormuz a entraîné une volatilité significative des prix du pétrole sur les marchés internationaux, réaffirmant l’importance stratégique de cette voie maritime. En moyenne, environ 20 millions de barils par jour de brut et de produits pétroliers transitent par le détroit, représentant une part cruciale des exportations de nombreux pays du Golfe. La recherche d’itinéraires alternatifs, notamment via la Syrie, s’inscrit dans le cadre plus large d’un besoin accru de diversification des sources et des routes d’approvisionnement pour les importateurs européens. Bien que la route Irak-Syrie-Méditerranée soit prometteuse, son impact réel sur la sécurité d’approvisionnement européenne dépendra des développements futurs et de la capacité d’infrastructure à suivre cette ambition.



Pas encore de commentaire ! Soyez le premier à en poster un.