Electricité en France : production abondante, factures en hausse
Electricité en France : production abondante, factures en hausse État des lieux de la production électrique française En 2025, la France a connu une production d’électricité s’élevant entre 544 et...
Electricité en France : production abondante, factures en hausse
État des lieux de la production électrique française
En 2025, la France a connu une production d’électricité s’élevant entre 544 et 548 TWh, dépassant ainsi une consommation stable d’environ 449 à 451 TWh. Cet excédent structurel a propulsé la France au rang de premier exportateur d’électricité en Europe, avec un solde exportateur atteignant près de 92 TWh. Cette dynamique s’inscrit dans une tendance globale où plus de 95 % de la production provient de sources bas-carbone, principalement nucléaires et renouvelables. En 2026, la situation se prolonge : la production continue d’augmenter et les exportations battent des records, bien que la consommation n’évolue que lentement.
Le sommaire
Données sur la disponibilité et le prix de l’électricité
Malgré ce surplus de production, les prix de l’électricité sur le marché de gros ne reflètent pas nécessairement cette situation favorable. Les observateurs du secteur, comme RTE, indiquent un déséquilibre croissant entre l’offre et la demande. Alors que l’offre électrique progresse grâce à une augmentation des capacités renouvelables et nucléaires, la consommation reste stagnante. Ce décalage entraîne des périodes de surproduction, en particulier lors des pics de production d’électricité solaire et éolienne, entraînant des coupures volontaires pour éviter de saturer le réseau. En 2025, les coupures d’installations renouvelables ont été multipliées par plus de 80 %, une situation qui demeure coûteuse pour l’État.
Facteurs influençant les factures des ménages
Alors que l’abondance de la production électrique pourrait laisser présager une baisse des tarifs, plusieurs mécanismes expliquent la hausse des factures prévue pour le 1er août 2026. Tout d’abord, l’État a mis en place des dispositifs comme le bouclier tarifaire, atténuant temporairement l’impact des coûts sur les ménages. Cependant, ces aides se réduisent progressivement, faisant remonter les tarifs réglementés vers des niveaux plus en phase avec le marché.
En parallèle, les coûts liés à la transition énergétique, tels que les certificats d’économie d’énergie et le soutien aux énergies renouvelables, se répercutent également sur les factures. Selon les prévisions, ces aides pourraient atteindre jusqu’à 8 milliards d’euros en 2026. Ces charges sont intégrées dans les tarifications des ménages, ce qui amplifie l’impact sur leurs factures d’électricité.
Tensions et perspectives
La structure des tarifs réglementés, qui inclut des coûts d’approvisionnement, des frais de transport, des taxes et des contributions pour le soutien aux énergies renouvelables, joue également un rôle crucial dans cette dynamique. Bien que les prix de gros aient connu une baisse de 15 % au début de 2026, les augmentations des coûts de réseau et de soutien à la transition continuent d’exercer une pression sur les tarifs. À mesure que les situations de tension sur les marchés, comme des hausses des prix du gaz ou des conditions météorologiques défavorables, se présentent, les ajustements tarifaires deviennent inévitables. Ainsi, bien qu’une surproduction puisse sembler contradictoire avec la hausse des tarifs, les divers éléments de coût et les structures tarifaires en place induisent cette réalité.


