Guerre au Moyen-Orient : hausse temporaire du charbon en Asie, renouveau des renouvelables
Guerre au Moyen-Orient : hausse temporaire du charbon en Asie, renouveau des renouvelables La dynamique énergétique perturbée par le conflit Le conflit au Moyen-Orient, exacerbé par les tensions...
Guerre au Moyen-Orient : hausse temporaire du charbon en Asie, renouveau des renouvelables
La dynamique énergétique perturbée par le conflit
Le conflit au Moyen-Orient, exacerbé par les tensions entre les États-Unis et l’Iran, a entraîné une flambée des cours de l’énergie à l’échelle mondiale. Le cours du pétrole Brent a atteint 116 USD le 19 mars 2026, un niveau en hausse de 60 % par rapport à la période précédente. Même si ces hausses sont importantes, plusieurs acteurs des marchés énergétiques, tels que l’Agence internationale de l’énergie (AIE), soulignent des dynamiques contradictoires. En effet, la guerre a apporté un choc significatif sur les approvisionnements en hydrocarbures, rendant les énergies fossiles plus coûteuses, alors que les énergies renouvelables gagnent en compétitivité.
Le sommaire
Charbon en Asie : un recours critique mais limité
Dans un contexte de hausse des prix du gaz naturel, certains pays asiatiques se tournent vers le charbon pour assurer leur production électrique. Selon l’AIE, la production mondiale d’électricité à partir du charbon devrait connaître une augmentation de 1,4 % en 2026. Cette tendance est marquée par la substitution du gaz, devenu trop cher en raison des tensions géopolitiques. En Asie du Sud-Est, les émissions de CO₂ devraient croître de 6 % en 2026, un contraste frappant avec le recul des émissions observé en Europe, où une baisse de 5 % est anticipée grâce à une transition vers des sources d’énergie moins polluantes.
Renouvelables : vers une première place mondiale
Les énergies renouvelables, quant à elles, sont en passe de devenir la principale source de production d’électricité au niveau mondial, dépassant le charbon en 2026. D’après les prévisions de l’AIE, la part des renouvelables dans le mix électrique mondial devrait passer de 33 % en 2025 à 37 % en 2027, grâce à une augmentation de l’offre de 8 % prévue pour l’année à venir. Cette transition souligne la compétitivité croissante des énergies renouvelables, qui se maintiennent comme la source de nouvelle production électrique la moins coûteuse sur de nombreux marchés, même amid crises sur les fossiles comme celles actuelles.
Tensions et perspectives
La guerre au Moyen-Orient met en lumière les dépendances énergétiques des pays, notamment ceux très exposés aux imports de gaz, tels que l’Italie, qui a récemment approuvé un report de la fermeture de ses centrales à charbon pour anticiper des besoins énergétiques accrus. Les signaux de marché révèlent ainsi des ajustements politiques face à des coûts volatils et des pressions inflatoires croissantes, alors que la transition énergétique semble inéluctable, mais non sans obstacles. Ce tableau complexe, entre hausse des énergies fossiles à court terme et avancées des renouvelables, appelle à une réflexion profonde sur les politiques énergétiques mondiales et les choix que les décideurs devront faire dans les années à venir.


