Appui de la CRE à l’AREEN pour la régulation énergétique en Afrique
Appui de la CRE à l’AREEN pour la régulation énergétique en Afrique Une coopération régionale renforcée La Commission de régulation de l’énergie (CRE) poursuit son engagement en faveur de...
Appui de la CRE à l’AREEN pour la régulation énergétique en Afrique
Une coopération régionale renforcée
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) poursuit son engagement en faveur de l’Autorité de régulation de l’énergie et de l’eau (AREEN) du Burundi. Dernièrement, une mission d’étude a été organisée à Accra, au Ghana, dans le but de favoriser l’intégration de l’AREEN aux dynamiques régionales de régulation en Afrique de l’Est. This initative répond à des objectifs édifiés sous le pilier 3 de l’assistance technique financée par la Banque mondiale, visant à renforcer la communication et le positionnement de l’AREEN dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.
Le sommaire
Partage de bonnes pratiques en régulation
Les échanges entre les trois régulateurs, CRE, AREEN et GRIDCo (l’opérateur ghanéen), ont porté sur divers aspects clés de la régulation énergétique. Parmi ceux-ci, les relations entre régulateurs nationaux et régionaux ainsi que l’harmonisation des réglementations sont devenues des thèmes centraux. La mission a également exploré les enjeux de gouvernance, de régulation économique, et d’interconnexions électriques, des questions cruciales tant pour l’AREEN que pour les marchés régionaux.
En matière de partage d’expérience, la CRE a mis en avant les modèles de coopération entre régulateurs en Europe, notamment à travers l’Agence de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) et le Conseil des régulateurs européens de l’énergie (CEER). Les discussions ont permis d’illustrer comment les régulations techniques et économiques doivent s’articuler, tant au niveau national qu’européen, pour assurer la stabilité et l’efficacité des marchés, un principe essentiel à transposer en Afrique.
Contextes énergétique et économique en Afrique de l’Ouest
La mission intervient dans un contexte d’évolution significative du marché de l’énergie en Afrique de l’Ouest, notamment au Ghana. Ce pays prévoit une extension de sa capacité de production avec l’ajout d’environ 2 400 MW dans les cinq prochaines années. Cette expansion s’accompagne de la mise en œuvre de nouvelles centrales thermiques et d’un renforcement des projets d’énergie renouvelable, plaçant le Ghana en position d’éventuel exportateur net d’électricité dans la région.
Ces développements soulignent l’importance d’une régulation unifiée des interconnexions et des marchés transfrontaliers. La coopération technique entre régulateurs est donc clé pour structurer ces dynamiques d’intégration, offrant un modèle pour des initiatives similaires dans d’autres pays d’Afrique de l’Est.
Tensions et perspectives
Les récents changements sur le marché européen, marqués par une volatilité des prix de l’énergie due à divers facteurs, influencent les discussions sur la régulation et l’approvisionnement en Afrique. En Europe, l’expérience de la CRE et de ses homologues dans la gestion des crises énergétiques et la transition vers les renouvelables fournit des enseignements précieux. Les procédés de gestion de l’approvisionnement, les mécanismes d’ajustement des marchés et la mise en commun des ressources pourraient inspirer de futures initiatives en Afrique.
À mesure que les pays d’Afrique de l’Est envisagent un renforcement de leurs infrastructures énergétiques, ils devront également naviguer entre les dépendances énergétiques et la recherche d’une plus grande souveraineté. Le développement d’un cadre réglementaire solide, soutenu par des échanges de bonnes pratiques, pourrait non seulement faciliter l’intégration régionale mais aussi promouvoir la résilience et la compétitivité des marchés énergétiques à travers le continent.


