Inquiétudes autour des suppressions d’emplois dans le solaire et l’éolien
Inquiétudes autour des suppressions d’emplois dans le solaire et l’éolien L’impact des plans sociaux en France Depuis la fin de l’année 2025, plusieurs entreprises françaises...
Inquiétudes autour des suppressions d’emplois dans le solaire et l’éolien
L’impact des plans sociaux en France
Depuis la fin de l’année 2025, plusieurs entreprises françaises opérant dans les secteurs du solaire et de l’éolien ont engagé des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE). Parmi celles-ci, Okwind en Bretagne, la filiale française du groupe allemand RWE, ainsi que Boralex, Voltalia et Iberdrola montrent une tendance à réduire leurs effectifs, intensifiant ainsi l’inquiétude des salariés. Ces suppressions affectent principalement les équipes dédiées au développement de projets, notamment celles impliquées dans le montage et la prospection, alors que les emplois liés à l’exploitation ou à la maintenance semblent davantage sécurisés. Cette situation pose la question de la pérennité des compétences dans un secteur qui, paradoxalement, est placé sous les feux des projecteurs pour sa capacité de croissance.
Le sommaire
Une réalité européenne contrastée
Au niveau européen, la situation présente un tableau plus nuancé. D’après les chiffres, les énergies renouvelables, dont le solaire et l’éolien, ont connu une croissance d’environ 5 % en 2024, représentant un effectif total d’environ 1,8 million d’emplois au sein de l’Union européenne. Toutefois, cette dynamique de création d’emplois contraste avec des baisses significatives dans certains pays, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et en Pologne. Alors que la France fait face à des suppressions, d’autres États membres continuent de développer leur infrastructure renouvelable. Cette dichotomie met en lumière les tensions qui existent au sein du marché de l’emploi lié aux énergies renouvelables.
Les signaux du marché et les tensions créées
Sur le plan de la production, l’éolien et le solaire ont atteint une part de 30 % de la production électrique totale de l’UE en 2025, dépassant pour la première fois les énergies fossiles. Cela souligne une volonté manifeste de transition énergétique, conjuguée à un cadre politique soutenu par des objectifs ambitieux d’installation. La Commission européenne a instauré un objectif d’installation de capacités éoliennes en mer de 12 000 MW par an jusqu’en 2030, variabilité qui peut engendrer des opportunités de création d’emplois en dehors des contextes isolés de licenciements. Néanmoins, les tensions entre ambitions de croissance et la réalité sur le terrain pointent vers un besoin de réévaluation des stratégies de soutien aux emplois en France.
Tensions et perspectives
Dans ce contexte, la question de la compétence devient cruciale. Le développement de projets est un domaine qui nécessite une expertise pointue et des connaissances spécifiques. La perte de personnel qualifié peut impacter non seulement les projets en cours, mais également l’innovation dans le secteur des énergies renouvelables. La dépendance à une main-d’œuvre compétente, couplée à un marché en pleine mutation, pose des défis aux décideurs. Alors que les ambitions de décarbonation et de souveraineté énergétique nécessitent une main-d’œuvre qualifiée, le risque de « casse sociale » devient de plus en plus tangible. Il sera essentiel de surveiller comment les acteurs du marché et les institutions vont naviguer à travers ces tumultes afin de préserver les compétences nécessaires pour la transition énergétique.



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